Interviewons… Pandore

Pour découvrir l’univers de Pandore, c’est ici : What about… Pandore ?

 

Merci encore à lui de s’être prêté au jeu des questions-réponses !

 

What about a dragon

Après t’être appelé NevroZ pendant un moment, en groupe puis seul, après avoir lancé une chaîne YouTube « L’enfant du vide », pourquoi ce nouveau nom : Pandore ?

 

Pandore

En partie à cause de l’image que le nom Nevroz renvoyait. A la base, ce nom venait de la théorie de Freud selon laquelle l’art est une manière d’extérioriser ses névroses. J’en avais conclu que l’art était un peu une névrose et le nom s’était imposé comme ça. Mais il s’avère que Nevroz ça attirait pas trop les programmateurs, c’était trop péjoratif. Et puis comme je ne joue pas que des chansons très gaies, ça faisait beaucoup. Pandore, c’est mythologique, et c’est un mythe que j’aime beaucoup : les maux du monde qui s’envolent, l’espoir qui reste au fond de la boîte… (silence) Je crois aussi que ça marque un peu la fin d’une certaine forme d’adolescence, un nouveau projet.

 

WAAD

Ce changement de projet, justement, tu peux m’en parler ? On sent un côté folk plus assumé, d’où te vient cette nouvelle inspiration ?

 

Pandore

Plus que folk, ce projet est surtout beaucoup plus « guitare-voix ».

A la base, j’étais en groupe et, par conséquent, je me cachais beaucoup derrière les autres, dans un délire beaucoup plus rock mais aussi beaucoup plus musical finalement. Quand j’ai décidé de suivre un cursus au conservatoire, les membres du groupe m’ont dit : « On peut pas te suivre, nous on veut faire nos études. ». Le cursus au conservatoire était très intense et je ne pouvais pas poursuivre à la fois le groupe et à la fois mon projet en solo. Sans compter les études. C’est comme ça qu’un soir, je me suis retrouvé à poil avec ma guitare sur la scène du Ninkasi. J’étais comme un con et je me suis dit « Merde, y’a plus rien derrière, va falloir que je fasse tout tout seul ».

C’est une putain d’école en fait. Pendant deux ans, j’en ai vraiment chié, à me demander ce que je faisais là. Ça m’a vraiment aidé mais ça a été très douloureux comme processus. Et puis, en sortant du conservatoire, à force de faire des scènes, des petits concerts qui forgent, j’ai fini par m’assumer. Je me suis dit que ce que je faisais n’avait pas moins de valeur que s’il j’avais un groupe. Le but finalement, c’est d’écrire des textes et de les agrémenter avec ma guitare comme je peux. Donc maintenant j’assume beaucoup plus ce côté solo… même si je rêve toujours d’avoir quelqu’un pour m’accompagner.

 

WAAD

Est-ce que, comme dans ta chanson éponyme, c’est parce que tu es insupportable ?

 

Pandore

Oui, c’est admis. Plus sérieusement, je suis toujours tenté par le jeu en groupe, un peu adolescent, mais il y a aussi la question du cachet : les salles te programment moins si tu es en groupe. Si tu veux faire vivre quelqu’un de ton projet, sachant qu’un cachet c’est 200 euros, à 5 dans le groupe ça devient compliqué. Je suis du coup beaucoup plus facilement programmable en solo. Mais je cracherai vraiment pas sur un violoncelliste.

 

WAAD

Je parlais d’Insupportable à l’instant et de ton projet qui a beaucoup évolué : quel est ton rapport à tes anciennes chansons ?

 

Pandore

Je préfère toujours les chansons que je viens d’écrire. Après, il y a bien sûr des chansons dont je suis fier. J’apprends à aimer mes chansons et à prendre du recul par rapport à moi. Je ne pourrais même pas monter sur scène sinon.

C’est le côté qui est très frustrant dans la scène : tu as écrit quelque chose et tu dois constamment monter sur scène pour le réincarner et le réinterpréter. Il y a un côté hyper chiant là-dedans. Mes anciennes chansons, je les ai peut-être trop jouées et ça peut fatiguer.

 

WAAD

Pourtant, quand on t’écoute, cette lassitude n’apparaît pas spécialement. Tu fais très bien semblant ou tu as trouvé une forme de routine émotionnelle ?

 

Pandore

C’est compliqué. C’est le travail de tout mec qui veut monter sur scène. Il faut travailler suffisamment pour pouvoir rendre le truc mécanique. Après, tu peux te permettre d’avoir des sensations sur ce que tu es en train de faire et sur l’instant présent. Là où il y a un truc, c’est qu’il faut réussir à ressentir quelque chose de différent à chaque fois que tu répètes quelque chose que tu as pourtant dit 15 fois. Se remettre dedans. Il faut sentir l’instant, la salle, les gens. Pour ne pas tricher et devenir une sorte de mauvais acteur.

 

WAAD

Mais au regard de ton répertoire, ça n’est pas trop dur de jouer de trucs tristes quand tu as la patate ?

 

Pandore

D’abord, j’ai pas mal de chansons qui ne sont pas forcément tristes. Dans la mesure où ce ne sont pas celles qui me représentent forcément le mieux, je ne les joue pas toujours sur scène, mais elles existent. Après, quand je suis heureux, je préfère tout simplement ne pas jouer. Je joue de la guitare quand j’ai un petit spleen, mais le reste du temps j’aime bien sortir avec des potes, profiter de la vie… Parfois j’ai envie d’envoyer mais je ne peux pas forcément. Puis bon, en plus en guitare-voix…

 

WAAD

Le mot est lâché : spleen. Dans tes textes, les allusions à Baudelaire sont nombreuses, des thèmes au vocabulaire. Quel est ton rapport à Baudelaire ?

 

Pandore

C’est un rapport paternel presque, je crois. J’ai un peu craché dessus quand j’étais plus jeune, quand on me l’a donné à l’école. Je n’étais pas du tout scolaire. On m’a dit : « Tiens, il faut apprendre tel poème de lui », j’ai découvert un peu la poésie par là mais je me disais « Pourquoi il fait des phrases comme ça, il peut pas parler normalement sans faire de rimes à tout va ? ». Et puis vers 16-17 ans, j’ai rouvert le bouquin et j’ai pris une claque. J’ai compris ce qu’était la poésie, et surtout je me suis senti concerné par cette espèce de souffrance interne. Il a une plume indescriptible qui me touche énormément. J’avais le sentiment qu’il écrivait ce que je ressentais et quand tu te sens concerné tu ne peux qu’aimer finalement.

Encore aujourd’hui, ça me fait plaisir de rouvrir le bouquin même si je ne suis plus dans l’adolescence. Son utilisation des mots est magnifique : il y a une plume, un style, une souffrance, une beauté dans le mal. Baudelaire a dépassé le cliché de l’écrivain maudit. Il le représente et le dépasse en même temps. Tu n’as pas envie de le plaindre quand tu le lis. Il a tellement une belle écriture qu’il pourrait poétiser sur des trucs dégueulasses et ça passerait.

Photographie par Aurélia Richoz

WAAD

Baudelaire mis à part, et vu ton écriture très subtile, est-ce que tu t’es formé une culture « poésie » ?

 

Pandore

Je me laisse un peu guider. Je suis pas un gros lecteur. Je suis plutôt un monomaniaque de la lecture. Je fonctionne beaucoup à la mémoire. Je vais dans une bibliothèque, je regarde les noms, je vais en lire un qui va me parler et je vais commencer à le lire. Ma manière de lire est intuitive. Je ne cherche pas à acquérir du savoir particulier, une « culture ». Il faut que ça me plaise.

Mais ce n’est de toute façon pas là que je vais chercher mon inspiration. Je ne veux pas copier. Tout au plus, je pourrais m’inspirer de la technique. L’essentiel, c’est que ces textes constituent de petites claques personnelles qui me font dire : « Ce n’est pas assez bon ce que tu fais, regarde ce qu’il fait lui ». Je trouve que c’est très important de faire ça, de se forcer à se rendre compte de sa médiocrité.

 

WAAD

Mais c’est bien de là que vient l’écriture en quatrains ?

 

Pandore

Oui oui. Il y a une satisfaction névrosée à trouver le bon mot au bon endroit. Régler ton petit puzzle.

 

WAAD

Tu peux nous parler de ta méthode de travail ? Tu écris d’abord la musique puis le texte je crois ?

 

Pandore

Effectivement, le plus souvent ça se passe comme ça mais pas toujours. En réalité, je suis dans une phase assez prolifique : j’écris plein de choses que je ne termine pas forcément. J’écris ce que j’ai envie d’écrire dans le moment. Je me sers ensuite de mes textes pour en finaliser d’autres. J’ai toujours parfois une écriture pavé où je me mets sur un sujet et je le boucle mais un peu moins.

 

WAAD

Tu parlais tout à l’heure des Fleurs du mal. Un autre grand adepte de ce recueil, c’était Léo Ferré.

 

Pandore

Ce gars-là me fascine. Il y a une folie dans sa manière d’être qui me transcende. On sent l’anarchie dans ce qu’il fait. Il est beaucoup critiqué pour son côté un peu surréaliste mais moi ça me touche tellement que je n’arrive pas à croire que c’est possible. D’une manière générale, je fonctionne comme ça avec les artistes qui me touchent. Il a toujours quelque chose de révolté dans sa plume et ce truc-là j’ai vraiment essayé de le récupérer dans ce que je fais. Il a une volonté de liberté qui me touche.

 

WAAD

C’est ce que tu veux transmettre avec ton projet Pandore ? Donner à réfléchir avec tes textes ?

 

Pandore

Je trouve que dire qu’on va donner à réfléchir à quelqu’un, c’est un peu prétentieux. Ca n’est pas mon but en tout cas. Le but, c’est de toucher les gens qui m’écoutent le plus profondément possible. J’essaie d’être extrêmement rigoureux, et si mes textes font réfléchir à la fin, c’est involontaire. Le but c’est d’avoir les bons mots, d’atteindre les gens et qu’ils ressentent peut-être ce que je ressens quand je lis un auteur qui me plaît. Pouvoir prétendre à faire passer un affect à quelqu’un, c’est ça ma visée. Il y a des revendications politiques aussi, au sens vital : liberté, colère, des choses qui nous touchent tous mais qui, je crois, vont vers quelque chose de positif. Je suis partisan de l’humain tout au plus.

 

WAAD

Tu as gagné en aisance au niveau de la scène depuis tes débuts en solo. Est-ce que ton rapport au public a changé ?

 

Pandore

Oui, complètement. Je ne suis plus dans une sorte de haine, ou beaucoup moins. J’ai toujours été un peu agoraphobe. Je déteste, par exemple, être dans le public. Je ne comprends pas comment tu peux rester assis à écouter quelqu’un. Quand je suis sur scène, je me demande toujours comment on peut rester assis à m’écouter.

Pendant un moment, le public était un objet de défi pour moi. Je le défiais d’aimer ce que je fais. Du coup, je ne parlais pas aux gens, ça me paraissait hypocrite. Je ne voulais pas qu’on aime ce que je faisais par rapport à qui j’étais. J’allais sur scène, je faisais mon truc.

Puis, je me suis rendu compte que l’homme se fait avoir lui-même par ses propres émotions. Tu ne peux pas demander à un spectateur d’être objectif à ce point. Sinon, il arrive et se dit « Dis donc, il est pas très sympa ce gars ». Et le fait qu’il pense que tu n’es pas sympa, ça va influer sur la vision qu’il a de ta musique. Quand j’ai compris ça, ça m’a un peu fait chier mais je me suis dit qu’il valait peut-être mieux communiquer avec lui, être un peu plus présent. Dépasser ma peur d’un public méchant que je néglige. Et je me rends compte que les retours sont plus positifs quand j’ai parlé, quand j’ai créé un instant humain, que j’ai rendu la chose accessible.

Après, pour moi c’est un trucage, un leurre qui sert à plaire. Ça reste une technique à laquelle je me résigne. C’est une part de Pandore qui est née et une part de Nevroz qui s’éteint. Je me rends compte que c’est aussi plus en lien avec ce que je fais. J’ai envie d’être un mec sur scène qui monte comme n’importe qui. Je ne veux pas créer un personnage, juste essayer d’être normal.

 

WAAD

Plus Soan que Mylène Farmer finalement ?

Photographie par Aurélia Richoz

Pandore 

Ouais, ou que les Doors en fait. Morisson, c’est un truc, la première fois que je l’ai entendu ça m’a traversé. Depuis, j’adore les Doors et je ne peux plus m’en passer. Mais c’est un mec qui était vraiment dans l’incantation, presque dans la manipulation des foules. J’ai toujours admiré ce truc-là mais en même temps c’est un truc justement.

 

WAAD

On n’entend pas beaucoup les Doors dans ta musique ?

 

Pandore

La musique n’a pas forcément d’influence. Je suis intéressé par la poésie de Morisson, et comprendre comment ils ont transcendé les gens c’est peut-être plus intéressant.

 

WAAD

Le cœur de notre blog, ça reste la lecture, alors je suis obligé : qu’est ce que tu lis en ce moment ?

 

Pandore

Je termine Voyage au bout de la nuit de Céline. Quelque chose de classique mais comme je suis un petit lecteur, de temps en temps je tombe sur de gros monuments comme ça. En ce moment, sur ma table de chevet, j’ai Aragon et Alcools. Il y a tellement de choses énormes en littérature au sens large qu’il faut un peu passer par la base. J’aime bien trouver l’influence initiale. Quand tu lis un auteur, tu vois tout de suite s’il y a quelque chose qui ressemble à quelqu’un. J’adore Bukowski également.

 

WAAD

Ferré, Bukowski, les Doors… Tu es beaucoup moins sulfureux que tes idoles en fait ?

 

Pandore

Est-ce que ça ne dépendrait pas de la circonstance que j’ai ma guitare tout seul ? Je pense que je me lâcherai plus avec un groupe. J’ai pris ce chemin-là parce que c’était le plus évident mais on n’est pas à l’abri qu’un jour je parte dans un truc plus violent.

Peut-être aussi que j’aime ces gens-là parce que je ne leur ressemble pas ?

 

WAAD

Aujourd’hui, tu es professionnel de la musique ou toujours en voie de professionnalisation ?

 

Pandore 

Toujours en voie. Avec quelques petites victoires tout de même. Le tremplin A Thou Bout d’Chant, qui va me permettre d’enregistrer en studio pendant quatre jours, donc potentiellement de faire un album, le réseau, mon agent qui me permet de gagner mes premiers cachets. C’est dur mais ça devient de plus en plus plausible d’en vivre. Mais être intermittent, c’est hyper dur avec un seul projet.

 

WAAD 

Tes projets, parlons-en : qu’est ce que tu fais en ce moment ?

 

Pandore 

Demain j’enregistre un live session test qui sortira peut-être. Je vais également faire quelques scènes. J’ai récemment été interrogé par Francofans. Je vais avoir des co-plateaux avec La Gamine qui a joué avec moi au tremplin. Je commence à faire entendre mon nom donc j’espère que j’aurais bientôt d’autres opportunités. Et puis on espère enregistrer un album l’an prochain.

 

WAAD 

En 2015, dans une interview pour Radio Canut, tu parlais d’un recueil de poèmes ?

 

Pandore 

L’écriture, c’est l’essence de ce que je fais. Je ne peux pas faire plus juste que l’écriture. Là en ce moment je pense beaucoup, enfin j’ai même commencé, à écrire un livre. Il y a une facilité dans l’écriture qui fait que tu es seul face à ton écran. Il y a un côté « fini » qui m’attire énormément. Mais ce sera pour la fin de ma vie le recueil. Ce serait le plus représentatif de ce que je veux dire.

L’écriture, c’est ce qui est le plus dénué d’obligations. En musique, tu ne dis pas tout ce que tu veux dire, tu dois rythmer ton texte. L’écriture seule, tu peux te lâcher. Tu n’as pas de contraintes, tu n’as pas le même processus de fatigue vis-à-vis de la réception où la personne peut ne pas accrocher avec ta musique et ne pas écouter le texte. C’est écrit : ça te plaît, ça ne te plaît pas et c’est tout. Il y a un côté très cash qui me plaît beaucoup. J’aime la distanciation que tu peux avoir avec l’écriture.

 

WAAD 

De quoi parle ton livre alors, on peut en savoir plus ?

 

Pandore

Pour le moment ça n’est qu’un début. C’est une sorte d’autobiographie cachée où je m’inspire de choses que j’ai vues ou vécues pour dénoncer des choses qui me gênent. Les sujets principaux seraient probablement l’éducation, la drogue et la renaissance derrière la chute. Assez classique finalement. Un livre à la Bukowski, écrit un peu parlé avec beaucoup de pensées et de descriptions. On vivrait à travers la tête du personnage sans vraiment voir les détails.

 

WAAD 

Ca fait plusieurs fois que tu en parles, qu’est ce qui te plaît chez Bukowski ?

 

Pandore 

C’est quelqu’un qui m’a fait beaucoup de bien parce qu’il m’a montré qu’on pouvait écrire un livre et que le simple fait d’écrire pouvait être de la littérature. A l’opposé d’un philosophe, comme Nietzsche que j’ai beaucoup lu mais qui donne l’impression de devoir être un puits de science pour oser coucher des mots sur le papier.

 

WAAD 

Tu es habitué au style poétique, ça n’est pas trop difficile le passage à la prose ?

 

Pandore

Ça m’a un peu bloqué au début mais j’y travaille. Le but, c’est que ça soit agréable à lire, donc il faut éviter de passer d’une idée à l’autre de façon un peu chaotique. Il faut vraiment structurer sa pensée pour avoir un rythme qui soit agréable. En musique, le sens du rythme est plus instinctif.

 

WAAD 

En écriture, on oppose souvent architectes et jardiniers, tu es plutôt architecte ?

Photographie par Aurélia Richoz

Pandore 

Oui, complètement. Sinon j’ai l’impression que ça ne sert à rien, c’est hyper frustrant. Je me disais que ça pourrait s’appeler Enfant du vide et que je pourrais le vendre à la fin des concerts avec l’album. Histoire d’avoir toutes les facettes de l’auteur et de l’artiste que j’aimerais être.

 

WAAD 

Depuis tout à l’heure, on a l’impression que tu dévalorises beaucoup ton travail. Est-ce que c’est le syndrome du perfectionnisme ?

 

Pandore 

Bonne question. Je prends des pincettes avec ce que je fais parce que je pense que tu ne peux pas juger toi-même ton travail. Tu peux, mais seulement dans une certaine mesure. A partir du moment où tu dis « Je suis un artiste », ça me gêne un peu. Je pense que c’est aux gens d’en juger. Le plus vrai, socialement parlant, ce qui résonne le mieux, c’est peut-être « artiste », mais ça me gène. Je pense qu’il faut savoir garder une certaine modestie. Mais ça n’a pas de lien avec le fait que je puisse être satisfait de ce que j’écris, il y a des fois je suis content de ce que je fais quand même.

Brassens, quand tu l’écoutes, il dit qu’il fait « des petites chansons ». Si Brassens dit ça, je me vois mal dire quoi que ce soit à mon sujet.


 

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