Interviewons… Camille Hardouin

Photo par Maya Mihindou

 

En marge de son incroyable (si si, j’insiste) concert aux Rancy, à Lyon, Camille Hardouin, dont je vous avais présenté le travail ici, a accepté de répondre à mes questions. Je vous présente en exclusivité (comment ça, c’est logique ?) le résultat de cette interview où on aura bien rigolé et dit des trucs sérieux et rigolé encore.

 

What about a dragon ?

 

Première question méga importante : pour ton dernier concert à Lyon, tu étais malade. Pour celui-ci, ça va ?

 

Camille Hardouin

 

C’est vrai ! Ça va mieux. Au dernier concert, à Toulouse, tout le monde était malade mais du coup j’ai fait un petit texte sur ça et ça m’a fait rigoler. De toute façon, tout vient dans la marmite donc le rhume aussi parfois.

 

WAAD

 

Tournée, BD en préparation, remix avec Goupile, réseaux sociaux, avoue que tu as trouvé de quoi arrêter le temps ?

 

Camille Hardouin

 

Écoute, si je pouvais franchement… L’écrivain Neil Gaiman, à qui on posait la question : « Si tu avais un super-pouvoir, qu’est-ce que ce serait ? », il avait dit « Arrêter le temps » et moi j’ai dit « Ah, super ! ». Mais j’ai déjà dit dans une chanson que si j’avais un super-pouvoir je choisirais soigner, réparer, donc je crois que j’ai pas le droit d’en avoir un deuxième… Mais comme deuxième truc, j’avoue que c’est pas mal.

 

WAAD 

 

Est-ce que ce soir tu seras seule sur scène ?

 

Camille Hardouin

 

Ce soir, on va être trois sur scène. Ça fait longtemps que j’avais envie de présenter cette formule et puis là on a aussi travaillé pour présenter toutes les chansons de l’album, ce qui pour moi était pas si évident. Parce qu’en fait, comme j’écris et que je compose beaucoup, tant qu’il n’y avait pas d’album, je faisais un petit peu un menu à la carte selon mon humeur, la couleur de la météo et comment je reniflais la salle. Et là, d’un seul coup, je me suis dit que j’avais vraiment envie aussi que les gens qui connaissaient surtout les chansons de l’album puissent les retrouver toutes. Donc le défi c’était à la fois de faire ça et en même temps d’être aussi attentif au fait qu’on avait besoin de composer à nouveau avec les couleurs, comment on avait reniflé la salle et comment on était maintenant (c’est-à-dire assez longtemps après l’enregistrement de l’album en fait). Donc je suis super contente de présenter cette tambouille là !

 

WAAD

 

Qu’est-ce que ça fait de retrouver cette forme de groupe justement. Est-ce que c’est pas un peu une forme de pression ? Parce que finalement, t’as été un peu libre pendant un petit moment. Est-ce que là c’est un peu plus « cadenassé » ?

 

Camille Hardouin

 

Je viens de poster en direct un texte d’environ quatre pages sur cette expérience de passer de un à trois sur scène. Je raconte dans ce petit texte pourquoi j’avais peur et pourquoi chez moi la peur et la soif (enfin je dis chez moi parce que c’est mon sujet d’étude principal mais c’est vraiment pas plus intéressant qu’un autre), à un moment elles vont ensemble, et t’apprends à les démêler comme ça, un peu comme tu peux. Autant avant, pour moi, mon deuxième instrument, c’était vraiment le silence (si je compte la guitare et la voix comme un seul). Ce qui me répondait c’était vraiment le silence et j’essayais d’être très très attentive à ça. Louise et JL m’ont vraiment appris à essayer d’ouvrir, de respirer et de comprendre que, une des composantes principales, c’est que autour de moi, en-dessous de moi, au-dessus de moi et même à l’intérieur de moi, maintenant il y a un paysage musical qui bouge et donc c’est avec cette chose-là que je joue, que je m’amuse. A partir du moment où ils me l’ont formulé de cette manière-là, c’était gagné et compris. Si je mets ça en termes picturaux, c’est comme si avant je rentrais dans un carré blanc et que je faisais ce que je voulais avec mes couleurs et donc que je jouais beaucoup avec le blanc. Là maintenant, autour de moi les couleurs elles bougent et les formes aussi et c’est super beau de découvrir qu’on est tous un peu funambules, on sait respirer à 5, 15 mètres de haut et on peut s’amuser avec ça et donc ça c’est super.

 

WAAD

 

Ton album, sorti en avril 2017, contient pas mal de chansons qu’on pourrait qualifier de « mélancoliques », pourtant quand tu es sur scène ou même quand tu parles là, on sent un côté très solaire chez toi. Comment est-ce que tu arrives à jouer ce jeu de funambule – justement – entre des textes très profonds, très sombres et des moments où tu vas être pétillante, enjouée ?

 

Camille Hardouin

 

Pour moi en fait, c’est un petit peu comme quand je te parlais de la soif et de la peur tout à l’heure. Je pourrais pas aller si profond si j’étais pas aussi optimiste et confiante. Jamais j’aurais cette quantité de joie constante si je ne prenais pas en compte le chagrin, le deuil, la douleur. Pour moi, d’aller m’aventurer par là c’est aussi ça qui m’est très important parce que mon expérience de la vie, elle est comme ça. Je suis extrêmement perturbée si jamais on m’oblige à ne pas parler de la mort ou à ne pas parler de la douleur. Et si je peux faire ce que je veux et parler de ce que je veux, alors j’ai l’impression de respirer et c’est ça qui te donne peut-être cette impression de lumière. Pour moi, c’est d’ailleurs un équilibre qui est vraiment important dans la manière dont les choses sont mises ensemble, dans les molécules des choses. J’ai l’impression, voilà, que la molécule de lumière et la molécule de mélancolie ou la molécule de chagrin, elles sont vraiment très amoureuses et si tu les sépares, ça va pas du tout. Pour moi, vraiment, ça va ensemble.

 

WAAD

 

Toujours dans ton album, il y a une chanson, Pablo, qui j’imagine rend hommage à Neruda. La louve, c’est une référence au livre de Clarissa Pinkola Estés. Quel est ton rapport au livre ?

Photographie par Paul Bramy

 

Camille Hardouin

 

Alors c’est pas très mystérieux : mon rapport il est absolument compulsif, amoureux et désordonné. Pour moi, les mots ils sont toujours là comme une petite couverture protectrice et même comme une colonne vertébrale. Pour moi les livres c’est le réceptacle de ça, un peu comme ton téléphone est parfois le réceptacle des messages de la personne que tu aimes et donc que tu dors avec quand elle n’est pas là. Moi, j’ai ce rapport-là avec les livres. C’est très rare que je dorme sans plein de livres dans mon lit (et même sans des petits instruments). J’ai besoin de ça comme t’as des cheveux ou des mains. C’est peut-être mes lunettes pour voir le monde. Enfin, je dis les lunettes mais c’est peut-être pas très juste… Pour moi, c’est comme si c’était une corde vocale en plus.

 

WAAD

 

Qu’est-ce que tu lis en ce moment par exemple ?

 

Camille Hardouin

 

En ce moment, merveilleuse question ! Je lis un livre fantastique ! Je suis pas toujours aussi enthousiaste de ce que je lis, mais en ce moment je lis Insomniac city par Bill Hayes et c’est vraiment très bien. C’est le livre que Bill Hayes a fait quand il a perdu son compagnon et est retombé amoureux quelques années après. C’est un livre sur le deuil et sur l’amour. Il est tombé amoureux de quelqu’un qui se trouve être très connu qui s’appelle Oliver Sacks, et en fait c’est un livre d’émerveillement, c’est-à-dire qu’il note très amoureusement les choses qu’Oliver Sacks lui dit dans l’intimité. Donc non seulement on a un bouquin d’amour, mais on a un bouquin d’amour de personnes très belles et très étranges qui sont amoureux et ça c’est vraiment très très beau. En plus, ça parle de pas dormir dans une ville qui dort encore moins que soi, qui est une chose que je comprends beaucoup, donc ça donne très envie d’aller à New-York, de tomber amoureux et aussi d’écrire les mots d’Oliver Sacks partout.

 

WAAD

 

Transition pas si subtile, un livre tu es en train d’en écrire un, qu’est-ce que ça représente pour toi cette nouvelle casquette d’autrice ?

 

Camille Hardouin

 

Écoute, pour moi la casquette elle est pas nouvelle, c’est plus que ça se révèle un peu plus. Dans ma tête, en plus, c’est une BD. On dit roman graphique, c’est vrai, parce que ça fait 200 pages. Quand c’est gros tu dis roman graphique parce que tu as un peu développé. Pour moi c’est surtout une manière de pouvoir raconter quelque chose sans les mots. Là c’est vraiment quelque chose où j’avais besoin de montrer des gestes, montrer des regards, montrer presque… j’allais dire un moment de vie, mais c’est quand même l’histoire d’une zombie, donc je sais pas si on doit dire un moment de mort… un moment de demi-vie en tout cas ! Et je voulais parler de ce moment d’absence à soi-même. Mais cela dit, j’ai fait une BD de zombie végétarienne pour parler de ça, et du coup ça me fait rire et ça m’effraie en même temps parce que j’ai l’impression de parler d’une chose très grave et de rigoler à toutes les pages quand même. En même temps, ça me perturbe, j’ai jamais fait autant de cauchemars de ma vie qu’en dessinant ça et j’ai jamais autant rigolé dans la journée en travaillant donc c’est très particulier comme moment. Je suis super fière, super émue et évidemment hyper effrayée de mettre ça dans le monde mais je m’applique énormément.

 

WAAD

 

Est-ce que tu as déjà envisagé d’écrire un roman justement ?

 

Camille Hardouin

 

Ça me trotte dans la tête, mais pour l’instant ce que j’écris c’est surtout des textes courts et j’ai l’impression d’avoir tellement de choses dans les tiroirs… En tout cas c’est pas dans les tiroirs si c’est ça ta question. Y’a beaucoup de choses dans les tiroirs mais pas un roman. J’ai une admiration sans faille pour les gens qui en écrivent. Pour l’instant j’ai l’impression d’être dans un rapport… j’allais dire plus immédiat mais c’est pas vrai dessiner une BD de 200 pages ça prend un temps pas possible. Donc je sais pas.

 

WAAD (qui veut son roman)

 

Tu commences à avoir une galerie de personnages, entre ta bergère, ton zombie guy, tous ces personnages que tu crées qui peuvent interagir ou qui interagissent dans tes textes ?

 

Camille Hardouin

 

C’est vrai… Et puis ma relation avec les personnages elle est… Je pense comme tout le monde, comme tous les gens qui aiment lire ou même regarder des films ou simplement qu’on leur raconte des histoires : les personnages des histoires ils sont aussi denses que les gens qu’on rencontre dans la vie et donc du coup c’est super attachant. Je sais pas, quand tu lis une saga, tu t’attaches aux personnages. Parfois même tu tombes amoureux ou alors ça devient vraiment tes amis, t’as hâte de les retrouver ou ils ont une manière de parler ou de bouger qui est tellement particulière. Moi, j’ai ce rapport-là avec les personnages de BD. J’en lis beaucoup, c’est quelque chose que j’aime beaucoup parce que oui c’est de l’image et du texte en même temps et ça me parle. Je trouve ça très beau, un peu comme dans la vie, tu vois quelque chose et t’entends quelque chose en même temps et tu fais ta sauce à partir de ça, ce qui est assez différent d’avoir juste le son ou juste l’image finalement. Là j’ai aussi la possibilité de pouvoir m’attacher à des personnages que, comme pour les chansons, je n’ai pas l’impression d’avoir inventés mais d’avoir rencontrés. C’est marrant parce qu’en ce moment je passe vraiment toutes mes journées avec eux. Et ils sont vraiment chelous… Mais je les aime beaucoup, j’ai tellement hâte de vous les présenter ! Attends, qu’est-ce que c’était ta question déjà ? Ah oui ! Donc un roman c’est pas dans les tiroirs, mais j’aime les romans et je m’attache énormément aux personnages. Souvent, je relis des choses que j’ai déjà lues parce que les gens dedans me manquent ou parce que l’écriture me manque.

 

WAAD 

 

Si on parle écriture maintenant, au niveau du processus, quand tu écris tes musiques, est-ce que tu écris d’abord le texte ensuite la mélodie, l’inverse, est-ce que c’est variable ?

 

Camille Hardouin

 

C’est Serge Teyssot-Gay qui avait dit, dans une interview dans le journal Ballast, quand on lui posait cette question, que ce qui venait en premier c’était l’émotion. Et j’ai trouvé la réponse super juste. En effet, l’émotion ça fait un petit phare à l’horizon et après t’avances vers ça, enfin pour moi, dans mon expérience, et tu chopes tout ce que tu peux au passage : les mots, les musiques… Parfois, ça vient un peu mélangé, un peu en même temps. Parfois t’as tout l’un ou tout l’autre d’abord. Moi, grosso modo c’est quand même à peu près mélangé comme ça… Ou souvent, très rapidement, j’ai une musique qui va me servir de petite forme de transe que je vais jouer et jouer et jouer pour faire naître ce petit paysage que j’ai dans la tête avec le phare à l’horizon, là où je pense qu’on doit aller. Mais de temps en temps, au milieu, tu te rends compte qu’en fait c’était pas du tout par là et voilà. Je suis occupée à écouter comment la chanson veut naître et j’essaie d’attraper au passage tout ce que je peux. Vraiment, des fois c’est un trajet qui met une heure et des fois ça met des mois et des mois. Je suis en train de finir une chanson là, ça fait des mois. Mais je l’aime beaucoup, juste je me dis « Ah là là, c’est long… ». En même temps c’est tellement agréable comme voyage, c’est vraiment un moment particulier aussi de laisser naître ça.

 

WAAD

 

Toi qui écumes les scènes depuis un moment maintenant, tu ajoutes constamment de nouveaux textes, de nouveaux poèmes à ton spectacle. Mais c’est quoi ton rapport à tes anciennes chansons ? Est-ce qu’il y a pas une lassitude quand tu rechantes « Il m’plaît pas » par exemple ?

 

Camille Hardouin

 

Et ben pour te répondre, je vais prendre l’exemple d’ « Il m’plaît pas ». Aujourd’hui, je me posais la question de ça. J’avais pas percuté que ça faisait aussi longtemps que je chantais cette chanson, et c’est vrai. C’est plutôt une question de couleur, c’est-à-dire que là maintenant, il y a une espèce d’énergie un peu souterraine et un peu tordue qui naît de cette rencontre à trois et de ce qu’on a envie de faire en ce moment, qui ressemble un petit peu plus à ce que je cherche en ce moment. Par contre, se remettre dans l’état d’une chanson, non ça n’est pas difficile, c’est joyeux. Tu refais ta balade en fait, tu retournes jusqu’au phare ! C’est exactement comme quand t’ouvres le livre et que tu le relis. Ce qui est amusant par contre, c’est que la chanson ne change pas et moi si. Parfois, j’évolue sur des questions. Par exemple, « Ma retenue », c’est une chanson dont la réponse est forcément imparfaite. Mais moi, je continue de me poser cette question : qu’est-ce que ça fait si tu ajoutes un amour par-dessus un autre amour ? Est-ce que ça s’annule ? Est-ce que ça s’ouvre ? C’est compliqué… Ça me fait aussi entendre les mots différemment, et toujours je remets dans ma petite marmite des choses qui m’animent ou qui me réveillent là maintenant en retrouvant en même temps des émotions du moment où je l’ai écrit. Tout ça s’ajoute et se remet à jour constamment. Ce n’est pas difficile.

                               Image par Aurélien Peilloux et Maxence Lemonnier

 

WAAD

 

Tu as réussi à créer également un univers autour de ta musique, que ce soit dans tes reprises Barbie en passant par tes setlists sur les bras. Est-ce que ça donne du sens tous ces rituels ?

 

Camille Hardouin

 

En fait, les rituels, comme le reste, ça bouge. J’en parle à nouveau encore un petit peu dans ce texte qui parle d’arriver à trois sur scène après avoir été un pendant longtemps. Les rituels ne sont des rituels que tant qu’ils gardent du sens. J’ai toujours une petite vigilance : est-ce que ça fait toujours sens pour moi ça ? Et si ça ne fait plus sens, comment je l’enlève, est-ce que je l’enlève, est-ce que je le remplace par quelque chose ? Est-ce que non, on part complètement ailleurs, est-ce que j’ai encore besoin de rituels ? C’est des questions qui continuent de se poser. Par exemple, j’ai beaucoup moins d’objets sur scène maintenant. A un moment, j’ai retourné les choses entre avoir beaucoup d’objets sur scène et puis d’un seul coup jouer avec uniquement la guitare, la voix et le silence. Là, le fait d’être à trois change des choses et ce sont aussi des choses qui se révèlent au fur et à mesure des scènes. Hier, par exemple j’ai réintégré une chose que je faisais dans mes concerts toute seule dans le concert à trois. Spontanément. (Je ne dis pas quoi parce que je ne sais pas ce qui va se passer ce soir). Parfois certains rituels s’éteignent, parfois certains renaissent et parfois il y en a qui continuent de brûler tout du long. C’est la meilleure réponse que je puisse te faire.

 

WAAD 

 

J’arrive au bout de mes questions, mais pas de bol, la dernière c’est la plus large, qu’est-ce que c’est ton ambition en tant que musicienne, que chanteuse et qu’autrice ? Le truc qui t’anime ?

 

Camille Hardouin 

 

J’utilise très peu le terme d’ambition parce que pour moi c’est aller très simplement quelque part. Après, pour moi, on va dire dans le sens du dictionnaire, l’ambition c’est jamais un gros mot de vouloir toucher plein d’oreilles. Simplement, je cherche à faire ce qui est juste. Et ça ça prend déjà beaucoup beaucoup de place en fait. Est-ce que ça c’est juste, est-ce que ça ça sonne juste, est-ce que être ensemble c’est juste, est-ce que faire cette chose là à ce moment là c’est juste ? Ensuite, ma question c’est toujours comment je peux ouvrir, comment je peux me faire comprendre mieux, comment je peux toucher le plus d’oreilles possible et être le plus juste possible. Dans ce qui va se passer, comme je te disais, j’ai vraiment beaucoup de chansons ou d’autres manières de raconter des histoires qui sont dans mes tiroirs, et ça je suis la première pressée de voir quelles nouvelles chansons vont naître parce que moi je suis contente aussi de les rencontrer à chaque fois. J’ai l’impression de dire bienvenue. Je pense à la chanson que je suis en train d’écrire et je suis pressée aussi de pouvoir la chanter, la faire partager, de voir à quoi elle ressemble une fois que je la chante à d’autres gens parce que ça change souvent un peu de couleur une fois qu’elle vient prendre sa vraie place, c’est à dire celle d’être partagée, écoutée.

 

WAAD 

 

J’ai fait le tour de mes questions, merci à toi en tout cas !

 

Camille Hardouin 

 

Merci à toi !

 

 

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