Madharva, parole d’éditeur !

Choisir d’écrire un roman cyberpunk n’est pas un choix neutre.

Comme la science-fiction dans son ensemble, le genre questionne notre rapport au futur et aux rapports humains désincarnés. Mais ce qui le distingue véritablement en tant que sous-genre, ce sont l’hébétement technologique et l’emballement capitaliste.

Avec Madharva, Mathieu Rivero en fait autre chose.

D’abord, parce qu’il fait de l’Art un pivot de son action, comme une grande constante qui nous lierait à l’humanité décrite dans ses pages. Ensuite, parce qu’il réfute le futur méga-corporatiste, fait de sociétés multinationales qui contrôlent tout et tout le monde. Enfin, parce qu’il rattache au transhumanisme, et à la cybernétique des corps, une éthique plus large qui dépasse la question pure de la robotique.

En tant qu’éditeur, je suis ravi de (re)présenter ce texte, qui a déjà connu une vie chez les éditions Walrus (pour le numérique) et Rivière Blanche (pour le papier) et qui est aujourd’hui, après avoir été retravaillé avec l’auteur, plus brut dans sa voix.


Les personnages qui parcourent ces pages, David, Madharva, Ari ou Sean, ne sont pas si différents des êtres qui peuplent nos quotidiens. Ils n’ont rien de héros ou de bourreaux, ils sont le fruit d’une époque et d’un milieu, et montrer que l’on peut dépasser ces carcans est une des réussites du roman.

Madharva parle de musique, populaire ou non, d’urgence de vie et du sentiment que l’on a tous parfois, en rentrant la nuit chez soi, de découvrir autour un monde qu’on ne connaît pas.

C’est un roman qui mérite sa place dans votre bibliothèque, et je serais fier que Sillex l’y amène.

Pour découvrir Madharva et participer à la campagne, c’est juste ici et c’est jusqu’au 27 avril !

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